TRANSAT JACQUES VABRE: DEMATAGE DE L’IMOCA « BUREAU VALLEE » DE LOUIS BURTON

démâtage Burton
"Bureau Vallée à la lutte avec "Apivia" (photo Jean-Louis Carli/Alea).

Après un départ spectaculaire dimanche, et une première nuit plutôt calme, la Transat Jacques Vabre vient de connaître son premier abandon. L’Imoca à foil de Louis Burton et Davy Beaudart « Bureau Vallée » démâte le long du Cotentin, au nord de Guernesey. Le monocoque rentre à Saint-Malo. Mais la course est déjà terminée pour ce voilier qui faisait partie des favoris en Imoca.

Louis Burton et Davy Beaudart réalisaient un superbe début de course et pointaient en deuxième position. Mais 10 heures après le coup de canon de la 15e édition de la Transat Jacques Vabre, leur IMOCA Bureau Vallée a démâté.
Actuellement en route vers Saint-Malo qu’il devrait atteindre à la tombée de la nuit, le duo reprend ses esprits après une nuit éprouvante à sécuriser et récupérer voiles, câbles et pièces du mât. Louis Burton joint à la vacation de l’organisation de la course raconte…

« Nous sommes en train de reprendre nos esprits. Nous avons eu une nuit avec beaucoup de travail pour ramener le matériel à bord, les voiles, les morceaux de mâts, les câbles. On a eu une nuit éprouvante. En ce moment, nous sommes
concentrés pour finir d’acheminer le bateau à Saint-Malo et ensuite, on va essayer de comprendre ce qu’il s’est passé.
»

Un bruit d’explosion avant que Bureau Vallée démâte

« Nous venions de passer le raz Blanchard, nous étions en train d’arriver dans le nord de l’île de Guernesey. Ce qui est surprenant, c’est que malgré les forts coefficients de marée, la mer n’était pas mauvaise. Il y avait 15 nœuds de vent,
ça allait vite mais sans forcer. Nous avons entendu un bruit assez impressionnant une demi-heure avant le démâtage. Nous nous sommes demandés si on n’avait pas tapé quelque chose. O
n a tout vérifié ainsi que les capteurs de charge, mais rien n’avait bougé. » explique encore Louis Burton.

Davy Beaudart et Louis Burton à bord de « Bureau Vallée » (photo Vincent Curutchet/Alea)

 » On était sous grand-voile haute avec une voile de tête. Notre vitesse était de 18-19 nœuds quand ça a cassé. J’étais dans le cockpit aux réglages, Davy, lui, à la navigation. Le premier bruit a ressemblé à une explosion, le mât n’est pas tombé, il a comme implosé. Ensuite, il y a eu des craquements, puis nous avons entendu un choc sur le pont. Là, nous avons compris que le mât était tombé. »

L’espoir de repartir annulé

Malgré tout, les deux marins voulaient à tout prix réparer et reprendre la course, même si elle semble d’ores et déjà perdue. « Nous avons sauvé toutes les voiles que nous allons faire réparer. Puis, il va falloir analyser et essayer de sauver quelques pièces. L’idée est de voir si on peut trouver un autre mât relativement rapidement pour être prêts le plus vite possible et repartir naviguer. » Bureau Vallée qui démâte, c’était la première péripétie de ce début de course.

Mais une fois revenus à terre, les deux skippers ont dû se rendre à l’évidence: repartir rapidement n’était pas possible. Ils ont donc abandonné.

Au classement de 19h lundi, l’Apivia » de Charly Dalin et Paul Meilhat était largement en tête des Imocas et descendait la pointe du sud Finistère. Le « LinkedOut » de Thomas Ruyant et Morgan Lagravière, retardé un moment par la pétole, pointait en 5ème position à 40 miles nautiques (environ 70km) du leader.

Informations Transat Jacques Vabre

A propos de JEAN-MARC DEVRED 675 Articles
Journaliste professionnel depuis 1980, après des études de journalisme au CUEJ de Strasbourg. Carrière en presse écrite, en radio et surtout en télévision à France3 Nord-Pas-de-Calais.

1 Trackback / Pingback

  1. Transat Jacques Vabre jeudi: avarie de Sodebo

Les commentaires sont fermés.