La journée de repos du Dakar 2026 a bien été mise à profit par les 244 pilotes encore en course après les 6 premières étapes. La plupart sont allés ainsi déguster des bonnes frites du Nord sur le foodtruck engagé dans le Dakar Classic. Pour la 4è fois, les deux Nordistes Hervé Diers et Alain Brousse disputent en effet ensemble le mythique rallye-raid. Avant de confectionner des frites pour les concurrents à trois moments de la course. Avec l’objectif de terminer le Dakar.
Le pilote Hervé Diers (64 ans), est d’Hazebouck et compte 11 Dakar; le copilote Alain Brousse (57 ans), est de Moncheaux et en a fait 13. Mais pour la 4è fois, ces deux Nordistes disputent ensemble le Dakar avec un pickup, transformé en… baraque à frites ! Un concept lancé en 2009 par le premier, qui dirige l’entreprise Hédimag. Une entreprise qui construit des foodtrucks à Hazebrouck. Le second est également chef d’entreprise, et restaure les voitures anciennes et les 4×4.
Les deux Chis n’avaient plus couru le Dakar depuis 2020. C’est-à-dire la première édition en Arabie Saoudite. Cette fois, ils sont partis dans le Dakar Classic, qui rassemble des véhicules historiques. « Le passeport technique de la baraque à frites ne répond plus aux nouvelles normes. Mais il est accepté sur le Dakar Classic. C’est dommage, mais je pense que l’on va une nouvelle fois être la coqueluche du bivouac, cette fois en Classic. Avec l’embonpoint d’une tonne en plus, on n’a jamais pu jouer devant, mais on a toujours été les Saint-Bernard à aider tous les concurrents en difficulté. On était hors sujet, mais on a quand même toujours été classé. Et à chaque fois on a remporté le classement de la catégorie baraque à frites ! » explique ainsi avec humour Hervé Diers.
Une bonne cause à défendre
Dans le Dakar Classic, c’est la régularité qui paye, pas la vitesse. C’est pourquoi le surpoids engendré par les 100 tonnes de pommes de terre (sans oublier les sauces) embarquées au départ n’handicape pas trop le pickUp Toyota transformé en baraque à frites. Son nom: « ChtiFriterie Secours Populaire RFO« . Car les deux hommes courrent aussi pour une bonne cause. 22 000 euros seront reversés à cette association qui vient en aide aux démunis grâce aux partenaires, à une soirée-concert de 900 personnes et à une journée barbecue avec essai de l’auto au retour de la course.
Hervé et Alain ne courent donc pas le Dakar 2026 pour faire un résultat. Même si le second concède ceci. « Je dois avouer que je n’étais pas plus motivé que cela au départ à l’idée de faire une croix sur le chrono pur pour le remplacer par les calculs imposés par la régularité. Je suis plus vitesse et j’aime particulièrement les grandes dunes. Mais je sais que l’on va vivre de belles choses, ça va être une découverte pour nous qui avons quarante ans de rallye-raid derrière nous. Comme à chaque fois, on va partager le volant. » Une particularité et un avantage du Dakar Classic.
La promotion des frites du Nord
L’objectif sera avant tout de terminer la course. Ce qu’ils ont toujours fait dans leurs aventures communes. Ils ont même pris la 19è place de leur catégorie en 2020. Cette fois, les deux vétérans font un parcours très régulier, oscillant entre la 59è et la 75è place depuis le départ. Le foodtruck en tous cas sera bien allégé pour la 2è semaine tant leur distribution de cornets de frites a eu du succès à Yanbu et Riyad. Des frites 100% du Nord. Ce sont en effet des bintjes produites à Estaires chez un agriculteur ami d’Hervé.
Les deux entrepreneurs made in 59 ont choisi trois moments pour distribuer leurs bonnes frites. Le jour du prologue; lors de la journée de repos et aussi, ils l’espèrent à l’arrivée. C’est pourquoi cette journée de repos à Riyad n’a pas vraiment été… de tout repos.