Yannick Noah était ce jeudi 2 avril à Vendin-le-Vieil, près de Lens. L’ancienne star du tennis français participe en effet au Para Tennis Tour, qui vient d’enchaîner plusieurs étapes dans le Nord et le Pas-de-Calais. Le dernier Français vainqueur de Roland-Garros a échangé des balles avec de jeunes handicapés du Centre de Soins Antoine de Saint-Exupéry. En toute simplicité et avec beaucoup de patience, visiblement ravi d’être là. A 65 ans, Yannick Noah s’est engagé à fond dans le para tennis pour une nouvelle mission. C’est ce qu’il nous a expliqué en vidéo, à Vendin-le-Viel.
Pensé comme une vitrine itinérante, le Para Tennis Tour sillonne la France à la rencontre des clubs, des structures locales, des établissements médico-sociaux et des écoles spécialisées, à travers vingt étapes organisées de janvier à mai 2026. Cette tournée promotionnelle était ainsi ces derniers jours dans le Nord-Pas-de-Calais à Berck (13 mars), Lille (15-16 mars), Valenciennes (31 mars-1è avril), ce jeudi 2 avril à Vendin-le-Vieil, avant de terminer le 3 avril à Lestrem.
Le Centre de soins Saint-Exupéry accueillait donc la tournée toute la journée. Dans un décor un peu surréaliste, sur un parking de cet établissement spécialisé, avec en fond les murs d’enceinte et les tours du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil. Certainement la prison la plus sécurisée de France, qui accueille depuis quelques mois les plus gros narcotrafiquants du pays.
L’envie de transmettre
Malgré des conditions météo peu engageantes, les jeunes du centre ont volontiers participé à cette journée de découverte. Avec le bonheur de pouvoir échanger des balles en fin d’après-midi avec Yannick Noah en personne. Même si la plupart ne connaissait pas le Noah joueur. Toujours le dernier Français vainqueur à Roland-Garros en … 1983.
» Cette aventure me plaît vraiment »
Celui-ci s’est longuement prêté à ce clinic, en jouant quelques minutes chaque fois avec de nombreux enfants et adolescents en fauteuil roulant. Toujours avec le sourire, l’envie d’échanger, le souci de rendre un peu de bonheur à ces jeunes, par le biais du sport, sous les yeux des parents et des soignants. « C’est important pour moi de transmettre, je n’ai plus que ça à faire à mon âge » confie Yannick en riant.
Il y a un peu plus de deux ans, le joueur devenu chanteur, avant d’être le capitaine des équipes de France de Coupe Davis et de Fed Cup, est donc revenu dans le milieu de la balle jaune. La Fédération française de tennis lui a en effet confié la direction du para tennis. Ce qui l’a conduit à accepter cette mission ? « L’aventure humaine. Ce sont des très bons moments. C’est des moments passés avec de belles équipes, des joueurs, les jeunes, les parents, les bons joueurs, les débutants. Ce sont toujours des très bons moments, des moments forts. J’ai eu l’impression d’avoir fait le tour avec la Coupe Davis, la Fed Cup, et cette aventure me plaît vraiment. »
De Paris à Los Angeles
Yannick Noah est aussi, dans ce cadre, le capitaine des équipes de France de para tennis. Il était donc le capitaine des tricolores lors des Jeux Paralympiques de Paris 2024. Les Français n’ont obtenu aucune médaille. Après cet échec, le vainqueur de la Coupe Davis et de la Fed Cup comme capitaine, est reparti pour une olympiade. « L’objectif c’est Los Angeles 2028, sauf si je me fais virer avant, c’est possible…« , conclue-t’il toujours dans un rire.
A 65 ans, Yannick Noah n’a pas changé, comme on l’a constaté à Vendin-le-Vieil. Et c’est tant mieux.