L’équipe de France de rugby bat l’Italie 33-8, à Lille, lors de la 3ème journée du Tournoi des VI Nations. Cette nouvelle victoire bonifiée permet ainsi aux Bleus de poursuivre leur quête du grand Chelem. Et ils ont été vivement poussés par le public du stade Pierre Mauroy, durant 80 minutes.
Le stade Pierre-Mauroy était plein pour ce France-Italie de rugby (48 544 spectateurs exactement). Cela contrastait avec le LOSC-Etoile Rouge de Belgrade en Ligue Europa jeudi. Mais finalement, la pelouse n’avait pas trop souffert du passage des footballeurs trois jours avant ce match du Tournoi des VI Nations. Et même si on n’est pas dans une région d’Ovalie, il y avait une belle ambiance avec tout un public qui poussait les Bleus. C’est toujours comme ça quand le XV de France vient jouer à Lille.
La dernière fois, c’était il y a deux ans exactement. C’était déjà un France-Italie dans le Tournoi des VI Nations. Les Bleus avaient souffert avant d’arracher le match nul (13-13) de façon un peu heureuse. Mais comme le rappelait Antoine Dupont, le contexte était différent. Les Bleus se remettaient alors à peine de leur déconvenue en Coupe du Monde. Dupont lui même était absent car il préparait les Jeux Olympiques de Paris avec l’équipe de France de rugby à 7 (avec le succès que l’on connaît).
Une victoire en deux temps
Depuis aussi, la Squadra Azzura a fait d’énormes progrès sous la houlette de l’ancien joueur et entraîneur du Stade Français, l’Argentin Gonzalo Quesada. Cela s’est ainsi vu sur ce duel, où les Français ont dû sortir une énorme défense pour s’imposer.
Pourtant, les équipiers d’Antoine Dupont ont effectué un excellent début de rencontre. Ils menaient en effet 19-0 après une demi-heure de jeu, grâce à trois essais de Louis Bieille-Biarrey, Emmanuel Meafou et Thomas Ramos, qui évoluait à l’ouverture. Mais ils se relâchent ensuite, permettant ainsi à l’Italie de réduire le score au repos (19-8).
La reprise est effectivement poussive. Et il faut attendre le carton jaune infligé àl’Italien Louis Lynagh pour voir les Bleus marquer deux essais par Gaël Dréan et Emilien Gailleton. Ceux-ci ont profité d’une expulsion temporaire d’un joueur italien. La France bat finalement l’Italie 33-8 après un bon match de rugby à Lille. Avec cette 3è victoire bonifiée, elle reste invaincue donc, avant d’affronter son dauphin, l’Ecosse, le 7 mars à Edimboug (Royaume-Uni).
Cela valait bien l’ovation du public lillois qui a eu droit à un tour d’honneur de ses favoris, en route pour le grand chelem.
Feuille de match
FRANCE – ITALIE : 33-8 (19-8).
3ème journée du Tournoi des VI Nations. Stade Pierre-Mauroy. Toit fermé. 48 544 spectateurs. Arbitre : Andrew Brace (Pays de Galles).
FRANCE : 5 essais de Bielle-Barrey (4e), Meafou (15e) Ramos (29e), Dréan (72e), Gailleton (77e) ; 4 transformations de Ramos (4e, 30e, 73e, 78e).
ITALIE : 1 essai de Capuozzo (32e) ; 1 pénalité de Garbisi (40e).
FRANCE : Attissogbe – Dréan, Gailleton (Guarassi, 59e), Brau-Boirie (Gailleton, 66e), Bielle-Biarrey – (o) Ramos, (m) Dupont (cap.) (Serin, 76e) – Jegou (Ollivon, 56e), Jelonch (Guillard, 75e), Cros (Nouchi, 56e) – Meafou, Flament – Aldegheri (Colombe, 54e), Marchand (Mauvaka, 59e), Gros (Neti, 38e). Sélectionneur : Fabien Galthié.
ITALIE : Capuozzo (Ione, 73e) ; Lynagh, Menoncello, Marin, Ioane (Odogwu, 68e) ; P. Garbisi, Fusco (A. Garbisi, 59e) ; Zuliani, L. Cannone (Odiase, 68e), Lamaro (cap.) ; Zambonin, N. Cannone (Favretto, 54e) ; Ferrari (Zilocchi, 54e), Nicotera (Dimcheff, 54e), Fischetti (Spagnolo, 54e). Sélectionneur : Gonzalo Quesada.
Réactions
Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France. « C’était un match comme on l’attendait, avec un adversaire rude, robuste, qui était sur une bonne dynamique. On s’attendait à ce type d’opposition et comparé aux matchs précédents, le scénario est totalement différent. Le match a été plus fermé, même si on a été opportunistes sur les peu de ballons qu’on a eu en première mi-temps. »
Antoine Dupont, capitaine du XV de France. « On a marqué sur des coups d’éclat, sur des turnovers. Mais on a eu du mal à construire notre jeu, de par la pression qu’ils nous mettaient sur la ligne défensive. Mais aussi dans les airs, où ils nous ont contesté beaucoup de ballons. On a eu peut-être un peu moins de réussite sur les ballons que ce qu’on a pu connaître sur les deux premiers matchs. Donc un peu moins de munitions aussi. Mais tant mieux, ça nous fera un axe de travail aussi pour la suite du tournoi. »
Louis Bielle-Biarrey, ailier de l’équipe de France. » Je ne sais pas si le score reflète vraiment le match, mais c’est quand même bien de ne prendre que 8 points face à cette équipe d’Italie qui a quand même été vachement joueuse et qui nous a mis pas mal en difficulté. C’est ce que je retiens du match. »
Gonzalo Quesada, sélectionneur de l’équipe d’Italie. « C’est la première mi-temps qui a fait la différence avec ces trois essais qu’on prend. En deuxième mi-temps ils nous a manqué un peu plus de munitions. Les Français nous ont vraiment bien contré en touche, on n’a pas eu des ballons; où on perdait les ballons en touche, car c’était vraiment des ballons un peu pourris, donc difficile à attaquer. Mais on n’était pas vraiment en danger non plus pendant les 30 premières minutes.«
Retrouvez aussi les interviews de Louis Bielle-Biarrey, Antoine Dupont et Fabien Galthié sur You Tube/SPORTS-VIDEOS-NORD.
UN CHANGEMENT DE PRÉSIDENCE À L’OMR ?

En marge de France-Italie, on attend une nouvelle importante au niveau régional. Il concerne le club phare des Hauts-de-France, l’Olympique Marcquois Rugby. L’OMR, qui évolue pour la 2è saison en Nationale (la 3è division en France), pourrait changer de président ce mardi. Olivier Gradel devrait démissionner, selon nos informations. Une rumeur qui couvait. Nommé directeur du Furet du Nord, il y a 6 mois, il avait en effet tiré la sonnette d’alarme sur le manque de partenaires nécessaires pour monter un budget d’accession en ProD2. Le nom de Jonathan Stauber circule pour lui succéder. Ce dernier avait été le dernier président du Lille Métropole Rugby (LMR) avant que le club ne dépose le bilan en mars 2016, alors qu’il avait acquis l’accession en Pro D2. Affaire à suivre…