Quelques jours après la reprise, le RC Lens a ouvert son entraînement à la presse. On a donc vu en action le nouvel entraîneur Dino Toppmöller avec son staff, et un groupe avec encore plusieurs absents. Mais aussi ses nouvelles recrues. L’entraîneur allemand a expliqué en français le rôle de chacun. Et ce qu’il attend des arrivants.
Comment se déroule cette reprise ?
Dino Toppmöller. « Au début, c’est toujours beaucoup de travail pour mettre les choses en place. Mais on a un staff fantastique, avec beaucoup de personnes qui aident. les personnes qui étaient déjà là, et aussi Nelson (Morgan), et Ervin (Skela), qui sont venus avec moi. On a une équipe avec une grande volonté. Ça fait vraiment plaisir de travailler avec tout le monde ici.
En parlant de staff, comment s’organisent les différentes missions de chacun ?
On a un club qui veut aussi bien valoriser les jeunes et les joueurs. Et pour ça, il faut travailler avec les joueurs. On a décidé de prendre encore Nelson et Ervin dans le staff, avec Yannick (Cahuzac) aussi qui va revenir à Lens. Nelson est plus responsable pour les analyses aussi. Il travaille avec les analystes pour préparer bien les matchs. Mais il est aussi sur le terrain. Il a un rôle important dans le coaching individuel. Et pour Yannick, il a aussi une certaine expérience. Déjà comme joueur ici en France, il connaît bien la Ligue 1. Et c’est un très bon coach. Quelquefois il sera absent comme aujourd’hui, car il fait sa licence pro. On va donner aussi à lui tout le soutien dont il a besoin. Et il va donner aussi tout pour nous.
Ervin va apprendre aussi la langue française. Nelson lui parle bien français. C’est lui qui s’occupera des jeunes dans le travail individuel. Il sera très avec moi. On a aussi Siko (Eric Sikora) qui a le même travail qu’avant. Il est très important pour nous, pour tout le monde. C’est une légende ici dans le club. Tout le monde connaît. Il va aussi porter les valeurs du club. Il a aussi une bonne connexion avec les jeunes. C’est très important pour moi.
Moi, je vais aussi voir les entraînements et les matchs. On a le temps ici. On est ici pour vraiment bien charbonner. Bilal (Hamdi) aussi, c’est un jeune coach qui est très bien organisé. Il est responsable pour toutes les organisations. Comme vous l’avez vu aujourd’hui aussi, il va expliquer bien les exercices. Si c’est plus tactique, je vais rentrer dans les détails du travail. Cela sent qu’on est déjà ici pour peut-être un an ou quoi. Avec toutes les bonnes relations qu’on a déjà trouvées, c’est un grand plaisir d’être ici.
Que pouvez-vous dire sur le recrutement effectué jusqu’ici (Thorgan Hazard, Michaël Cuisance et Michal Skoras) ?
On a quand même perdu une certaine qualité. C’était obligé de trouver aussi des joueurs qui avaient vraiment envie de venir ici à Lens, de faire des bonnes choses avec nous. On a senti ça dès les premiers échanges avec les trois, tandis que le scouting a été fait beaucoup plus avant. Après, on a les datas.
Mika, tout le monde le connaît, ici en France. Il a fait le grand pas de France en Allemagne. Au Bayern, c’est difficile de jouer quand tu es jeune avec des joueurs de classe mondiale. Pour moi, ce n’est pas un échec, parce qu’il était dans un grand club. Il a fait un parcours, peut-être pas dans une montée régulière. Je l’ai suivi déjà quand il était à Osnabrück et aussi à Berlin. Il a vraiment cette volonté de bien faire. Et ça, j’ai vraiment apprécié.Il est aussi en bonne condition qu’on a déjà.
Michal, c’est notre dernière recrue. Il n’a fait que deux entraînements. C’est aussi un joueur qui peut jouer partout. Il peut jouer ailier aussi. Il est très volontaire. C’est exactement ce qu’on a besoin. Comme on veut vraiment cette intensité de jeu, il va nous apporter beaucoup.
Thorgan, c’est un enfant du club. Il a fait une très belle carrière. C’est un joueur très intelligent, très technique. Il va aussi aider les jeunes, et montrer l’exemple. Les jeunes vont profiter aussi de son expérience.
Vous arrivez après une saison historique. Cela entraîne de la pression ?
Il y a eu une certaine pression, mais on a le sentiment qu’on a le temps de mettre des choses en place. On sait que l’année dernière, c’était un très bon travail de tout le monde, et félicitations pour ça encore. Mais c’est maintenant du passé. Il faut mettre ça de côté, il faut se remettre au travail,pour réussir encore des belles choses.
L’équipe change un peu. Ça va aussi maintenant enchaîner. Il n’y aura plus qu’un match par semaine. Ça va être un beau challenge pour tout le monde. C’est fantastique pour le club de retrouver encore une fois la Ligue des Champions, pour développer les jeunes, etles valoriser. Quand tu veux acheter des joueurs de la Ligue des Champions, tu vois le travail derrière le club. C’est déjà la deuxième fois en 3 ans que ça arrive.
Comment vous vivez cette période de mercato ? Est-ce que vous avez des envies, des secteurs où vous attendez ?
J’ai beaucoup d’expérience dans ce domaine. Dans les préparations, il y a toujours des choses qui peuvent bouger.. Je suis très calme, j’ai beaucoup confiance en tout le monde. Bien sûr, tous les coachs veulent garder les meilleurs joueurs, c’est normal. Comme Lens a joué l’année dernière une top saison, autres clubs sont attentifs. Mais je sais qu’on a déjà un très bon groupe. On a une cellule de recrutement avec Jean-Louis (Leca), avec Benjamin (Parrot), à la tête avec le président.Il y a un top travail derrière et on va réagir vite s’il y a des choses.
Le RC Lens est un club au fort patrimoine, avec une grosse présence des supporters. Vous allez miser dessus également ?
C’était la même chose à Francfort, avec des supporters ici qui sont fantastiques. On sent ça tout de suite. C’est exactement de ça dont nous avons besoin, d’un 12e homme. À nous de créer de nouveau une top relation avec nos supporters. Bien sûr, on veut gagner, mais notre adversaire aussi. Pour moi, le plus important, c’est de tout donner sur le terrain. Et s’il y a des matches plus compliqués, avoir le soutien des supporters sera vraiment une force pour nous. »