FOOTBALL : FLORIAN THAUVIN SE CONFIE AVANT LE TROPHÉE DES CHAMPIONS

RC Lens Florian Thauvin
Florian Thauvin à l'entraînement vendredi (photo JMD/Sports 5962)

La saison débute sérieusement pour le RC Lens ce dimanche 16 août avec le Trophée des Champions contre le PSG. Après une saison 2025-2026 exceptionnelle, les Sang et Or repartent pleins d’ambition avec un nouvel entraîneur: l’Allemand Dino Toppmöller. Quelques cadres sont restés, comme l’attaquant Florian Thauvin, nommé capitaine. A la veille du premier choc de la saison contre Paris, le champion du monde 2018 s’est confié aux media.

Florian Thauvin, capitaine du RC Lens.  » C’est vrai qu’on a vécu une saison extraordinaire, que ce soit en championnat ou en Coupe de France. L’équipe a très bien fonctionné, que ce soit offensivement ou défensivement. Me concernant, j’ai été très heureux, très fier de pouvoir prendre du plaisir et de me sentir épanoui dans cette équipe. Je me suis acclimaté très rapidement au club et à l’équipe, ce sont des valeurs qui me ressemblent. Ça a été plutôt plaisant, j’espère que ce sera la même chose cette année. 

La confiance de Toppmöller

Est-ce que tu es bien le nouveau capitaine du RC Lens ? Et plus largement, comment ça se passe avec le nouvel entraîneur Dino Toppmöller ? 

Oui, ce sera le cas pour cette année. Je vais prendre la succession d’Adrien Thomasson qui a remarquablement porté le brassard de capitaine l’année dernière. Je suis fier et honoré d’être le garant de cette équipe, d’être le capitaine. Je sais ce que ça représente, je sais la responsabilité que j’ai sur mes épaules. 

Mais pour être très honnête, même si j’en suis très fier, ce n’est pas une pression supplémentaire, c’est une suite logique pour moi. Je n’ai pas attendu d’avoir le brassard l’année dernière pour essayer d’être un exemple, tirer le maximum de l’équipe et tirer tout le monde vers le haut. J’en suis très heureux, mais il n’y aura aucun changement dans mon attitude, si ce n’est de la continuité. 

Sur ton début d’entente avec Dino Toppmöller ?

Avec le coach, on a une super entente. Quand le coach il été nommé, il m’a très vite téléphoné pendant les vacances. On a la même vision du football, on s’entend très bien, on voit les choses de la même façon. On fera le maximum, les cadres et moi, ainsi que les jeunes, pour mettre en application toutes ses consignes et tirer le meilleur de l’équipe. 

Ne jamais rien lâcher

Tu peux développer un peu sur son management, sa façon de fonctionner ? 

Le coach participe beaucoup aux séances. Il amène beaucoup ses adjoints aussi, mais il est très présent pendant les séances d’entraînement. Il intervient beaucoup, il met en place sa méthode. On travaille aussi en vidéo, il nous fait part de ses envies. C’est un coach porté vers l’avant, qui veut la possession du ballon. Mais aussi qui veut une équipe intensive avec un pressing assez haut sur le bloc adverse. Donc ça va être un peu dans la continuité de ce que fait le club depuis plusieurs années. 

Aujourd’hui, quand tu vois que tu es capitaine du RCL, que tu as gagné un titre, comment tu analyses tout ça ?

La seule leçon que j’ai à tirer de ces épreuves, c’est que dans la vie, il ne faut jamais rien lâcher. Il faut se fixer une ligne de conduite avec le travail, continuer de croire en ses rêves et sa passion, et puis tout finit par s’ouvrir, tout finit par se débloquer.Parfois, ce n’est peut-être pas le chemin que l’on avait pensé, ou celui qu’on avait voulu se créer, ça se passe différemment.

Un trophée important à gagner

Ça a été le cas pour moi, mais je n’ai jamais baissé les bras, j’ai toujours continué de travailler, même quand grand monde ne croyait en moi. Ça a fini par payer, j’ai pu revenir en France, dans un pays qui m’est cher, notre pays et notre championnat, et puis on a concrétisé tout ça par une deuxième place et un premier trophée en club pour moi, donc j’en suis vraiment très fier. C’est la conduite que je vais continuer de me fixer jusqu’à la fin de ma carrière, mais pas seulement dans le football. Aussi dans la vie, quand on veut quelque chose, il faut travailler, il faut y croire, et si on ne baisse pas les bras, on finit par y arriver.

Ce trophée des champions, c’est une compétition à part entière, un trophée qui compte dans un palmarès ? Où c’est secondaire par rapport à la Ligue 1 ou la Coupe de France ? 

Non, on va bien évidemment jouer ce match à fond. Dans ce que représente l’équipe, et dans les valeurs que souhaite le club,et ce que le club représente, on joue tous les matchs à fond. C’est bien évidemment un match qu’on va jouer à fond. On sait qu’on a une équipe face à nous qui est très compliquée à jouer. Ils l’ont déjà remporté 14 fois. Cest le club le plus capé sur le trophée des champions. Ils viennent de gagner deux fois la Ligue des champions. C’est la meilleure équipe d’Europe aujourd’hui, il n’y a plus trop de débat, et d’ailleurs félicitations à eux. Mais nous, on fera le maximum pour leur poser des problème. Un trophée, c’est une finale, donc on va le jouer pour le gagner.

La joie de retrouver la Ligue des Champions

Tu vas de nouveau jouer la Ligue des Champions. Comment tu ressens cela ?

Il y a beaucoup d’émotions en moi, c’est un peu un nouveau rêve, comme quand j’étais retourné en équipe de France la saison passée. Je suis heureux de la jouer à nouveau, j’ai quelques années en plus et je pense que les années que j’ai en plus vont être bénéfiques pour débuter cette campagne de Ligue des Champions. J’ai joué la Ligue des Champions quand j’étais jeune et maintenant j’ai une vision un peu différente. J’espère pouvoir apporter toute mon expérience à l’équipe. Et j’espère surtout qu’on aura une belle campagne européenne tous ensemble. Mais je n’ai pas de doute sur ça, en tout cas sur le fait que l’équipe donne tout. 

Tu as retrouvé l’équipe de France la saison passée. J’imagine que tu espères y retourner avec Zinedine Zidane ?

Oui, bien évidemment. Je veux d’abord remercier Didier Deschamps pour tout ce qu’il a apporté à l’équipe de France. C’est même lui qui m’a permis de réaliser mon rêve et d’accéder à l’équipe de France. Je le remercie pour ça. Je crois qu’on le remercie tous pour les résultats et le bonheur qu’il a apporté aux Français.

Maintenant, c’est au tour de Zinedine Zidane d’arriver à la tête de l’équipe de France. On est tous très fiers, on a tous hâte de voir Zidane sur le banc de l’équipe de France. Me concernant, comme toujours, je suivrai la même ligne de conduite: être le plus performant possible, au quotidien au club avec Lens. Et puis se donner, comme toujours, le droit de rêver. Je pense avoir montré l’année dernière que je pouvais être candidat. »

Propos recueillis à la Gaillette par Jean-Marc Devred. Retrouvez aussi l’interview en vidéo de Florian Thauvin sur SPORTS-VIDEOS-NORD.

A propos de JEAN-MARC DEVRED 1935 Articles
Journaliste professionnel depuis 1980, après des études de journalisme au CUEJ de Strasbourg. Carrière en presse écrite, en radio et surtout en télévision à France3 Nord-Pas-de-Calais.