Le LOSC est battu sur son terrain 2-3 par un Betis de Séville plus réaliste. Après avoir mené pourtant au repos, les Lillois sont réduits à dix après l’expulsion de Ethan Mbappé qui coûtera cher à l’équipe. David Ancelotti rate ses débuts en Ligue des Champions, à l’image de son équipe qui a manqué de sang-froid face à des Sévillans opportunistes.
Le stade Pierre Mauroy n’a pas fait le plein pour ce premier rendez-vous européen de l’année. Le jour (un mardi), l’adversaire (finalement peu connu et sans joueur vedette), et peut-être le temps (de fortes averses avant le coup d’envoi avec un toit ouvert) n’ont pas incité les spectateurs à se déplacer en force pour cette 1è soirée de la Ligue des Champions 2026-2027.
Pourtant, Davide Ancelotti alignait son équipe type, avec un seul changement. Olivier Giroud visiblement était préservé, laissant sa place à Gaëtan Perrin en attaque. Le stade va enfin se mettre aux couleurs de la LDC au moment de l’hymne qui accompagne l’entrée des joueurs.
L’efficacité en 1è période
Les Dogues sont pourtant pris à la gorge par les Sévillans. Et c’est un peu contre le cours du jeu qu’ils ouvrent la marque. A l’origine, Ethan Mbappé qui centre de la droite vers Ayase Ueda. Démarqué au second poteau, l’attaquant japonais trompe Alvaro Vallés de la tête (1-0, 12è). C’est le 2è but en 2 matchs pour Ueda, qui est suivi ici par les journalistes nippons.
Mais la joie des supporters lillois sera de courte durée. 20 minutes plus tard en effet, le Real Betis Balompié (c’est le nom du 2è club sévillan) égalise grâce à Marc Bartra, qui prend l’avantage de la tête sur Alexsandro (1-1, 33è).
Le match s’emballe alors. Car peu après l’engagement, Alexsandro efface son erreur en marquant à son tour de la tête. L’international brésilien devance Isco sur un corner tiré par Perrin (2-1, 36è). Le LOSC se montre chirurgical en marquant sur ses deux tirs cadrés; contrairement au Real Betis qui a tiré 12 fois au but. Le score en reste néanmoins là au repos.
A la reprise, Ngal’Ayel Mukau remplace Nabil Bentaleb. Mais cela n’empêche pas Séville d’égaliser rapidement. Le même Bartra réussit le doublé en devançant encore de la tête le pauvre Alexsandro (2-2, 49è). Dans ce match complètement fou, les Espagnols marquent à nouveau quelques instants après l’égalisation. Cette fois, c’est l’Irlandais Troy Parrot, lancé par Riquelme, qui trompe la défense lilloise aux abois (2-3, 53è).
Mbappé perd ses nerfs
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, l’arbitre sort le carton rouge pour Ethan Mbappé, suite à une altercation avec Natan. Cela après intervention de la VAR (56è) qui confirme un coup de coude de l’ex-parisien. Le LOSC va jouer à dix. C’est le tournant de ce match mouvementé. Les Espagnols profitent de leur supériorité numérique pour reprendre la possession du ballon.
Néanmoins, Ancelotti procédent à plusieurs changements. Les entrants apportent un nouveau souffle qui permet au LOSC de repartir à l’assaut. Les Lillois se créent à nouveau des occasions, la plus nette pour Giroud (83è). Le public y croit jusqu’au bout. Mais les 5 minutes de temps supplémentaires ne suffiront pas pour revenir au score.
Le Betis Séville s’impose donc 2-3 face au LOSC, à l’issue d’un match un peu fou. Les Dogues ratent leurs débuts en Ligue des Champions face à un adversaire pourtant à sa portée.
Feuille de match
LOSC – Real Betis Séville: (2-1)
1è journée de la Ligue des Champions. Stade Pierre Mauroy de Villeneuve-d’Ascq. Toit ouvert. Soirée fraîche et humide. Pelouse en bon état. 38 587 spectateurs. Arbitre: Georgi Kabakov (Bulgarie).
Buts: Ueda (12è, Alexsandro (36è) pour le LOSC; Bartra (32è, 49è) et Parrott (53è) pour le Betis Séville.
Avertissements: Natan (56è), Bernal (61è), Roca (71è) pour le Betis.
Expulsion: Mbappé (56è) à Lille.
LOSC – Ozer; Tiago Santos, Alexsandro, Ngoy, Perraud (Onal 87è); Bentaleb (Mukau 46è), André (cap, puis Kjaersgard 77è), Haraldsson; Perrin (Bakwa 58è), Ued (puis Giroud 77è), Mbappé. Entraîneur: Davide Ancelotti.
Betis Séville – Vallés; Bellerin, Bartra, Natan (Gomez 61è), Junior Firpo; Bernal (Roca 67è), Isco (cap, puis Fidalgo 61è)), Fornals; Antony, Parrott, Riquelme. Entraîneur: Manuel Pellegrini.