La 2ème semaine des championnats d’Europe Paris 2026 est la plus attendue. Elle est en effet totalement consacrée à la natation sportive, et elle rassemblera un plateau de stars mondiales au Centre Aquatique Olympique de la Métropole du Grand Paris (CAOMGP) à Saint-Denis. Ce sera le cas de Léon Marchand à Paris 2026. Le quadruple champion olympique est le nageur le plus attendu de ces championnats. Mais sa participation suscite bien des interrogations depuis sa blessure à l’adducteur aux championnats de France. Le Toulousain a d’ores et déjà renoncé aux épreuves de 4 nages.
À deux jours du début des Championnats d’Europe de Natation, la Fédération Française de Natation a en effet fait le point sur la situation de Léon Marchand et les conditions de sa participation. Le médecin de l’équipe de France, Sébastien Le Garrec, a ainsi apporté des précisions sur sa blessure. « La blessure musculaire de Léon Marchand a été réévaluée par l’équipe médicale à quelques jours du début de la compétition. L’évolution est favorable et la cicatrisation est acquise en très grande partie. Cependant, l’engagement sur les 200 et 400 m quatre nages présentant un risque non nul de récidive, et afin de préserver la suite de la compétition, le choix a été fait de ne pas l’engager sur ces courses. »
La brasse sollicite en effet fortement les adducteurs. Elle est bien sûr présente dans les courses 4 nages. Léon Marchand voit donc son programme allégé. Mais la suite de son programme aux Championnats d’Europe de Natation reste inchangée à ce stade. A savoir le 200m papillon et le 400m nage libre. Plus les relais. Cest pourquoi sa conférence de presse, à la veille de l’ouverture des courses en bassin, était fortement attendue, avec une organisation spécifique imposée aux media: 15 minutes pas plus, dont 5 minutes en anglais. Et un journaliste unique pour poser les questions en français ! Pire que pour une conférence de presse du président de la République…
Un forfait mal vécu sur le 400m 4 nages
Léon Marchand est apparu finalement très souriant face aux journalistes. Même si son forfait sur le 400m 4 nages constitue un crève-coeur. « Oui, ça a été très difficile de prendre cette décision. C’est la course que j’avais envie de réussir le mieux cette année. Tout ce que je fais dans l’eau, c’est vraiment pour nager le plus vite possible le 400m 4 nages. Il y a trois jours, j’ai décidé de ne pas le faire. Forcément, c’est difficile. Très déçu de tout ça. Très déçu aussi pour les gens qui ont prévu de venir me voir sur les épreuves de 4 nages cette semaine. Après, c’est une décision qui me soulage, parce que ça m’a pris pas mal la tête ces dernières semaines de savoir si j’allais le faire ou pas. C’est une émotion un peu particulière. »
« Une décision très difficile à prendre » Léon Marchand
Le champion olympique ne s’alignera donc que sur deux épreuves individuelles: le 200m papillon et le 400m nage libre. Avec deux approches différentes. « Ça ne va pas être la même manière d’approcher les deux. Le 200m papillon, j’en ai beaucoup fait. Le 400 crawl, très peu. Il y aura bien sûr plus de doutes sur le 400 crawl, mais c’est aussi un plus gros challenge pour moi, ça peut m’apporter plus d’énergie, plus d’envie. Après, on va voir les trois jours avant comment j’arrive à garder mon énergie pour le jour J. Le 400 crawl, c’est quelque chose de très excitant, mais aussi très mystérieux. Je ne sais pas trop comment le faire. Je l’ai répété souvent à l’entraînement, mais je ne sais pas trop en compétition.«
Léon Marchand disputera dès ce lundi la finale du 4x200m nage libre, si ses équipiers se qualifient le matin. Pour les autres, il verra en fonction de son état de santé. Mais il ne se fixe pas d’objectif chiffré pour des championnats réussis. « Que je m’amuse, que je me crée des souvenirs, notamment avec les relais. Mais aussi que je puisse me tester sur des courses que je ne fais pas d’habitude à haut niveau. En fait, le fait de ne pas faire 4 nages, je me suis dit que c’était le moment de vraiment aller à fond sur le 200 m du relais, sur le 400 le dernier jour, et sur le 200 m papillon parce que j’aurai moins de courses avant. Je suis assez curieux de voir comment ça peut évoluer. »

Des débuts attendus à la piscine olympique
Le prodige toulousain découvre aussi la piscine olympique de Saint-Denis. Car les JO 2024 pour la natation course se tenaient à l’Arena de La Défense à Nanterre (aujourd’hui Plénitude Arena). Et il n’a pas participé au meeting Giant Open 2026 organisé du 20 au 22 mars dernier. « On m’avait déjà un peu raconté l’ambiance de cette piscine, et je la trouve vraiment super. Elle est neuve déjà, c’est assez joli, il y a beaucoup de lumière, l’eau est claire, c’est un endroit que j’aime beaucoup depuis deux jours que je suis arrivé. Je me sens bien aussi dans l’eau, ce qui est important. Pour le public, je ne sais pas trop à quoi m’attendre, je vais essayer de prendre l’énergie qu’il y a à prendre. J’espère que les gens seront là pour nous encourager. »
On n’en doute pas. Et on attend le coup d’envoi ce lundi matin avec notamment les séries du 200m dos où l’on retrouvera notamment les nageuses régionales Pauline Mahieu, Jeanne Lechevallier (200m dos) et Marie Wattel (100m nage libre).