A un peu plus de deux mois du coup d’envoi des Mondiaux 2026 d’équitation, la Fédération Française d’Equitation (FFE) vient de publier les longues listes de cavaliers, meneurs, voltigeurs et chevaux en vue pour une sélection. Trois cavaliers nordistes, dans trois disciplines équestres différentes, figurent dans cette liste élargie. Revue des troupes avec les sélectionneurs et chefs d’équipe.
Les championnats du monde d’équitation 2026 débuteront le 11 août prochain à Aix-la-Chapelle en Allemagne. Rendez-vous phare de la saison, ces Mondiaux marqueront le retour d’un événement multi-disciplines. Il réunit en effet six des sept disciplines de la Fédération équestre internationale, saut d’obstacles, concours complet, dressage et para-dressage, mais aussi attelage et voltige.
C’est dans ce contexte que la Fédération Française d’Équitation a choisi de communiquer ses longues listes. Sophie Dubourg, Directrice technique nationale, explique l’intérêt de cette première sélection.
« L ’annonce de ces longues listes sonne comme un top départ à un peu plus de deux mois du coup d’envoi des championnats. Elles regroupent les athlètes humains et chevaux dans la course pour la sélection, ayant obtenu les minima FEI pour la qualification et adhérant à l’objectif sportif de ces championnats. C’est aussi un moment très important pour nous car il nous permet de formaliser un engagement tripartite entre la Fédération, les cavaliers et les propriétaires de chevaux des disciplines olympiques et paralympiques. Cet engagement sera formalisé par la signature de conventions de partenariat qui assurera de l’adhésion de tous à l’objectif sportif et favorisera la sérénité du collectif pour une bonne préparation en vue de performer à Aix-la-Chapelle. »
Laghouag la valeur sûre
Trois cavaliers originaires ou toujours fixés dans le Nord figurent dans ces listes. Le plus connu, car le plus titré est Karim Laghouag. Natif de Roubaix, il a en effet la particularité de collectionner les trois médailles olympiques en concours complet par équipes. L’or à Rio de Janeiro 2016; le bronze à Tokyo 2020 et l’argent à Paris 2024.
A 50 ans, le Roubaisien est donc une valeur sûre de l’équipe de France de concours complet. Ces dernières saisons, Karim Laghouag. a récolté ses plus beaux succès avec « Tritan Fontaine ». Atteint par la limite d’âge, son cheval fétiche laisse la place à « Dream de Viève », sa nouvelle monture.
En saut d’obstacles, on attend beaucoup la jeune Lilloise Nina Mallevaey. A 26 ans, elle est certainement la meilleure cavalière dans sa catégorie d’âge. C’est une enfant de la balle, puisque son père l’a fait monter à cheval dès l’âge de 4 ans. Licenciée aux Ecuries de Willems, elle a passé avec succès tous les échelons jeunes, en commençant par les poneys.
Mallevaey la prometteuse
Nina est partie s’entraîner entre 2018 et 2021 avec la famille Sadran, en Haute-Garonne. Avant de poursuivre outre-Atlantique sa formation au haut-niveau, auprès du champion olympique 2008, le Québecquois Eric Lamaze. Depuis trois ans, elle est basée à Valkenswaard, aux Pays-Bas. Donc pas loin du Nord.

Ses efforts ont payé puisqu’elle a intégré l’équipe de France en 2024. Avant de devenir championne de France Pro Elite (hommes et femmes confondus), avec la jument « Nikka vd Bisschop » l’année dernière, au Grand Parquet de Fontainebleau. Cette année, la Nordiste a été dispensée par la FFE du championnat de France. Signe que la DTN compte sur elle pour disputer ses premiers Mondiaux Elite. Son écurie néerlandaise lui laisse une seconde monture à disposition: « Dynastie de Beaufour ».
Grimonprez l’amateur éclairé
Franck Grimonprez lui est le moins connu des trois « ch’tis mousquetaires » . Cela est probablement dû à sa discipline, l’attelage, qui est moins médiatisée car pas olympique. Ce chef d’entreprise est en tous cas un vrai ch’ti, défenseur de sa région. Mais l’attelage est une discipline populaire dans les Hauts-de-France, avec de nombreux concours réputés, comme celui de Conty, dans la Somme.
C’est aussi une discipline qui nécessite des moyens, car il faut au moins 2 ou 4 chevaux pour emmener le chariot. Franck Grimonprez en a 7 à sa disposition (!), dont il est l’heureux propriétaire: « Calle 97, Claus 65, Da Vinci, Da Vincy, James Bond J, Portos et Quantchen Gluck 29« . Vice-champion du monde de dressage en paire en 2025, le Lillois a donc toutes les armes pour monter à nouveau sur le podium.
En revanche, Nicolas Delmotte, sélectionné aux JO de Tokyo en 2021 en saut d’obstacles, ne fait pas partie des longues listes pour ces Mondiaux d’équitation 2026. Le cavalier Douaisien a en effet du mal depuis à retrouver des chevaux compétitifs.
Infos FFE