HANDBALL: L’USDK STOPPE LA SERIE NOIRE

USDK handball
Gabriel Nyembo et Kornel Nagy face à Toulouse (photo JMD/Sports5962)

Samedi 9 octobre, l’USDK handball recevait Fénix Toulouse aux Stades de Flandre pour le compte de la Starligue. 5è match de la saison déjà et 3è à domicile. Pour ce match, les maritimes avaient déjà le couteau sous la gorge. Avec quatre défaites consécutives, Dunkerque pointait en dernière position au classement général, juste derrière… Toulouse. C’était donc le match de la mort pour les deux équipes.

C’est sans doute le plus mauvais début de saison des Dunkerquois depuis qu’ils évoluent dans l’élite du handball français. Quatre défaites d’affilée: à Créteil (34-29); contre Nantes à la salle Dewerdt (21-25); à Saint-Raphaël (29-26) et face à Nîmes (21-29). Cette dernière raclée face aux supporters a provoqué la colère de Patrick Cazal, qui n’a pas mâché ses mots devant les media, déplorant notamment le manque d’implication de ses joueurs. La saison passée avait déjà été pénible.

Une première réaction a eu lieu en Coupe de la Ligue. Dunkerque perd à nouveau contre Nîmes (28-29), mais avec un état d’esprit et une résistance bien supérieurs.

Le match de la mort pour l’USDK

L’heure était donc grave ce samedi soir, pour cette 5ème journée de Starligue. Les maritimes n’avaient plus le droit à l’erreur. Vu l’enjeu, cela promettait un match crispant, pour les deux équipes, mais aussi le public toujours fidèle malgré les résultats. L’opposition s’annonçait à nouveau difficile. Car le Fénix, bien qu’avant-dernier, est quand même un club qualifié en Coupe d’Europe.

Heureusement, les joueurs de Patrick Cazal attaquent le match par le bon bout en mettant la pression sur les Toulousains. Ils mènent ainsi 7-2 au bout de 10 minutes; 9-4 à la 16ème.

Mais apparemment, les Nordistes ont du mal cette année à être constants. Ils laissent les Occitans revenir au score à cause d’une défense peu solide. Au repos, avec Valentin Kiffer dans les buts (Samir Bellahcene, blessé, est resté sur le banc), l’USDK handball conserve quand même un mince avantage 14-12 grâce à un but marqué dans les dernières secondes.

Une victoire précieuse de l’USDK handball

Les deux formations vont serrer leur défense en seconde mi-temps. Le score n’est que de 16-15 (2-3) après dix minutes de jeu. Mais le match va se débrider au fil des minutes. L’USDK parvient à créer un écart de 5 buts à 4 minutes de la fin. un écart décisif qui permet aux Dunkerquois d’obtenir leur premier succès de la saison (26-23). Dans la douleur peut-être. Mais l’essentiel est réalisé.

Interrogé par LNH TV, Tom Pelayo, auteur d’un excellent match, a ainsi expliqué:  » “C’est la première victoire de la saison, elle fait du bien, il fallait que l’on ouvre le compteur. Cinq matchs pour ouvrir ce compteur ça peut paraître un peu long mais je pense qu’offensivement on a su élever notre niveau comparé à la saison passée. Malheureusement jusqu’à maintenant on n’arrivait pas à maintenir notre niveau défensif, on peut être fier d’avoir pris moins de 25 buts.« 

«  On ne veut pas être les champions de la 1ère mi_temps. Nous, ce qu’on veut, c’est gagner au bout de 60 minutes »

Tom Pelayo


 » Il y a une réaction par rapport au premier match face à l’USAM mais il ne faut pas oublier que sur les autres rencontres on a aussi été capables de faire de belles choses. Contre Nantes on fait une superbe première mi-temps par exemple.
Mais on ne veut pas être les champions de la première mi-temps, nous ce qu’on veut c’est gagner au bout des 60 minutes ! C’est ce qu’on a réussi à faire et c’est le plus important.” Une conclusion fort juste.

Un groupe plus soudé face à Toulouse (photo JMD/Sports5962)

L’USDK met fin à l’hémorragie. Avec cette victoire, le club nordiste sort de la zone rouge et pointe à la 13ème place (avec un match de plus que Nancy). Mais surtout, les joueurs ont retrouvé de la confiance et de l’envie. D’où la communion avec le public au coup de sifflet final.

Le calendrier de la Starligue 2021-2022

A propos de JEAN-MARC DEVRED 174 Articles
Journaliste professionnel depuis 1980, après des études de journalisme au CUEJ de Strasbourg. Carrière en presse écrite, en radio et surtout en télévision à France3 Nord-Pas-de-Calais.