MAXIME BEAUMONT EN ROUTE POUR LES JEUX OLYMPIQUES DE TOKYO

portrait de Maxime Beaumont
Maxime Beaumont à l'entraînement (photo Laurent Ghesquière/ Banque populaire du Nord)

C’est fait ! Maxime Beaumont est qualifié pour Tokyo. Le kayakiste boulonnais a reçu son ticket pour le Japon et représentera la France sur 200 mètres. Le vice-champion Olympique de 39 ans, a terminé 9ème du dernier Championnat d’Europe disputé début juin en Pologne. Cette performance certes semble un peu décevante, mais elle était suffisante pour confirmer sa sélection olympique. Le Boulonnais sera au départ du Championnat de France à Gravelines en juillet avant de s’envoler pour le Japon, avec comme ambition l’or olympique.

Le champion nordiste, vainqueur de l’Open de France à Vaires-sur-Marne début mai en K1 200, 12ème de la première étape de Coupe du Monde mais avec un chrono très performant, est prêt et avoue avoir souffert de la pression engendrée par la sélection ces dernières semaines.

Victime du confinement

« C’est un grand soulagement d’avoir obtenu enfin mon ticket pour Tokyo. Je suis très satisfait et je vais maintenant pouvoir être totalement focus sur l’échéance. J’ai eu pas mal de pression ces derniers temps avec la qualification. La situation était inconfortable » explique Maxime.  

Ses 3èmes Jeux olympiques arrivent peut-être tard pour cet athlète de 39 ans. A cause de la covid-19, Les Jeux ont été reportés d’une année. Et comme tous les Français, le Boulonnais avait souffert du premier confinement qu’il a passé à Toulouse. Il m’avait parlé de cette période dans une interview pour France 3 Hauts-de-France.

Vidéo. Maxime Beaumont évoque son confinement

Mais après le déconfinement, Maxime s’est remis au travail, multipliant les entraînements à Vaires-sur-Marne, Boulogne-sur-Mer et Toulouse. Tout autant que les compétitions. Le kayakiste de la Côte d’Opale avait bien décroché un quota olympique l’an passé. Mais il lui fallait cette année confirmer sa sélection comme représentant français. Ce qu’il vient de faire, malgré un contexte difficile, lors des sélections nationales à Vaires-sur-Marne.

«  Deux années de préparation consécutives avec la pression qu’elles amènent, c’est usant et cela a un impact sur le plan physique« 

Maxime Beaumont, vice-champion olympique de canoë-kayak

« Nous avons eu deux années pré-olympiques » explique-t’il ainsi sur le site de son partenaire principal la Banque Populaire du Nord. » Je vais avoir 39 ans. Faire deux années de préparation consécutives avec la pression qu’elles amènent, c’est assez usant et cela a un impact évidemment physique. Je dois être très vigilant sur la récupération. Cela donne plus de temps aux petits jeunes pour aller à la recherche de papy ! Cela m’a permis aussi de corriger le tir sur certains points. »

Un champion inusable

4ème aux Jeux olympiques de Londres en K1 200m, médaille d’argent à Rio en 2016, Maxime vise cette fois l’or pour ses troisièmes Jeux, probablement les derniers. Sur une course aussi courte que le 200m en ligne, les kayakistes n’ont pas le droit à l’erreur. C’est un peu l’équivalent du 100m en athlétisme. L’effort, à bloc, dure environ 35 secondes. Des années et des années d’entraînement pour une compétition aussi brève…

Natif de Boulogne-sur-Mer, où il réside toujours, Maxime a grandi dans le quartier populaire du Chemin Vert, sur les hauteurs de la ville, tout comme Franck Ribéry et Jimmy Gressier.

Il pratique le canoë-kayak depuis l’âge de 9 ans. Un sport nautique qu’il a découvert grâce à sa grand-mère sur la plage de Boulogne, abritée par sa rade. A l’époque, il n’y avait pas encore Nausicaa. Mais la Comilog, l’usine sidérurgique dominait toujours le paysage.

Beaumont éclate sur le tard et monte sur son premier podium international en 2004 avec le K4 de l’équipe de France. C’est en 2010 qu’il va se reconvertir sur le kayak monoplace, puis sur le sprint. Avec bonheur puisqu’il gagnera plusieurs médailles internationales avant de devenir vice-champion olympique en 2016 et champion d’Europe en 2019.

Une belle carrière qu’il espère enrichir une dernière fois avec le plus beau des métaux au Japon, terre de samouraïs. A Tokyo, il sera accompagné par deux autres nordistes: le céiste de Saint-Laurent-Blangy Adrien Bart (C1 1000m), et la Roubaisienne licenciée à Périgueux Manon Hostens. Tous les deux étaient déjà à Rio avec Maxime Beaumont.

Maxime Beaumont fait également partie des sept candidats officiellement retenus pour être le porte-drapeau de l’équipe de France à Tokyo, au même titre que la Saint-Poloise Kristina Mladenovic, et l’haltérophile lilloise Souad Ghazouani pour les Jeux paralympiques.

La sélection tricolore pour Tokyo

GROUPES ET BATEAUX

  • Kayak Femmes :
  • Canoë Hommes :
    • BART Adrien (Association Saint-Laurent Canoë-Kayak Grand Arras) en C1 1 000 m
  • Kayak Hommes :

* A ce jour, le CIO a refusé la demande de la FFCK concernant le quota de Guillaume BURGER obtenu lors des qualifications olympiques ; la FFCK en association avec le CNOSF poursuit l’affaire au juridique pour espérer récupérer ce quota supplémentaire (qui permettrait de gagner une hiloire supplémentaire dans le groupe Kayak hommes ouvrant la possibilité de disposer d’un K4 Hommes pour la France).

PRÉPARATION JUSQU’AUX JEUX OLYMPIQUES :

  • 27 juin au 3 juillet : Stage à Temple-sur-Lot (Lot-et-Garonne)
  • 7 au 11 juillet : championnats de France à Gravelines (Nord)
  • 15 juillet : départ pour Tokyo
A propos de JEAN-MARC DEVRED 178 Articles
Journaliste professionnel depuis 1980, après des études de journalisme au CUEJ de Strasbourg. Carrière en presse écrite, en radio et surtout en télévision à France3 Nord-Pas-de-Calais.

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