ROUBAIX 2021: BILAN ET PERSPECTIVES POUR LE STAB

bilan roubaix 2021
Le Stab lors de la dernière journée des Mondiaux sur piste (photo JMD/Sports5962)

Deuxième volet de notre bilan sur Roubaix 2021. Grâce à un énorme concours de circonstances, le vélodrome couvert régional de Roubaix a accueilli les championnats du Monde de cyclisme sur piste du 20 au 24 octobre. Le défi a été relevé. De nouvelles perspectives s’ouvrent maintenant pour le Stab. Le directeur du vélodrome Jean-Stablinski, Adrien Noppe, dresse le bilan de ces Mondiaux 2021, pour son équipement qui va certainement voir son activité se développer dans les prochaines années.

Sports 59/62: Adrien, quel bilan général tirez-vous de ces Mondiaux de cyclisme sur piste ?

Adrien Noppe: Tout s’est bien passé. Nous n’avions jamais accueilli une organisation de cette envergure, avec tout ce que cela comporte: la télé, les media, 44 délégations. C’est incroyable et dans un temps record, 8 semaines ! C’est un bel exploit qu’on a fait tous ensemble avec la FFC, avec l’UCI, avec les partenaires et les collectivités. De ce côté là, c’est une belle réussite.

STAB DE ROUBAIX
Adrien Noppe, le directeur du vélodrome de Roubaix @JMD/Sports5962

Q: avez-vous connu des périodes de doute, vu l’ampleur du challenge ?

AN: il y a eu des semaines plus compliquées que d’autres; des semaines plus rythmées que d’autres. Mais on a décidé de prendre le challenge. Et on l’a relevé.

Q: la principale difficulté de l’organisation, c’était l’instauration d’une bulle sanitaire ?

AN: c’était l’une des conditions pour que la compétition se tienne. C’était l’une des limites de l’exercice.

Pas assez de public

Q: est-ce que le manque de public les premiers jours constitue une déception ?

AN: c’est une forme de déception mais on a subi le mercredi une concurrence sur la métropole avec le match LOSC-Séville qui a attiré beaucoup de monde. La déception, ce sont les deux premiers jours et après nous avons tourné à guichets fermés depuis vendredi. C’est le problème d’organiser une compétition en 8 semaines. Derrière, il y a la communication, le faire savoir. Et sur une compétition qui dure cinq jours, en pleine semaine, c’était le risque.

Q: après ces Mondiaux qui représentent le summum de la compétition, le Stab va t’il accueillir plus régulièrement des évènements internationaux ?

AN: cela fait partie des discussions que nous avons engagé avec la Fédération. A partir de maintenant, nous basculons dans la dynamique « centre de préparation des Jeux Olympiques ». On a reçu 44 délégations et nous avons discuté avec beaucoup d’entraîneurs. Certains vont revenir avant Paris 2024. Nous sommes tous d’accords pour dire qu’il faut plus d’évènements au Stab. Nous allons travailler avec la FFC sur un calendrier pluriannuel.

le media center de Roubaix 2021 (photo JMD/Sports5962)

Il y a déjà les championnats du Monde masters 2024-2025 qui nous sont attribués. Il y a Paris 2024, mais ce n’est pas une fin en soi. On se projette déjà sur l’après. Oui, j’espère avoir de belles choses à vous annoncer dans les prochaines semaines.

Des Mondiaux qui laisseront une empreinte

Q: parallèlement, le vélodrome restera un outil ouvert au grand public ?

AN: absolument ! Dès mardi, le vélodrome a rouvert pour les abonnés, les baptêmes de piste. Les scolaires également, qui reviendront à la rentrée. Nous avons aussi signé un partenariat avec la fédération de triathlon. Les triathlètes pourront utiliser le Stab comme un outil de perfectionnement. Après 18 mois de covid , les championnats du monde et les travaux sur le bâtiment, on rouvre normalement et nous invitons tout ceux qui ont vu le Stab à la télé à venir y faire un baptême de piste. C’est une super expérience, à la portée de toute le monde.

Q: et le bilan sportif ?

AN: la compétition va nous laisser une empreinte. Trois records du monde, un record de France ont été battus durant ces Mondiaux. L’équipe de France a obtenu 6 médailles dont 2 en or. Cela restera dans notre héritage. Nous avons énormément travaillé avec les équipes de la FFC et de l’UCI sur ce que la compétition va laisser dans le Stab et à Roubaix. Nous en sommes ravis.

Il y a aussi une histoire qui s’écrit avec l’équipe de Roubaix Lille Métropole ainsi que Cofidis. Et nous en sommes très fiers également.

David Lappartient, le président de l’UCI, remet le maillot arc-en-ciel à la Belge Lotte Kopecky lors de la dernière journée (photo JMD/Sports5962)
A propos de JEAN-MARC DEVRED 912 Articles
Journaliste professionnel depuis 1980, après des études de journalisme au CUEJ de Strasbourg. Carrière en presse écrite, en radio et surtout en télévision à France3 Nord-Pas-de-Calais.

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