JEUX OLYMPIQUES: LE CIO CONFORTE SON SOUTIEN A L’UKRAINE

CIO Ukraine
Le 21 avril 2022, le président du CIO et le Ministre Ukrainien des sports rencontraient des sportifs ukrainiens exilés en Suisse (photo CIO/Christophe Moratal)

Il y a un an, le 24 février 2022, la Russie et son allié le Bélarus déclenchait une invasion inacceptable en Ukraine. Un an après, la guerre se poursuit. Le Comité international olympique (CIO), qui soutient le gouvernement ukrainien, appelle de nouveau à la Paix et affirme un soutien encore plus fort au peuple de l’Ukraine.

Dans un communiqué sorti mardi, le CIO rappelle son engagement derrière l’Ukraine dès le début du conflit. « Cette guerre est une violation flagrante de la Trêve olympique, laquelle était en vigueur au début du conflit, et partant de la Charte olympique. C’est la raison pour laquelle le CIO a pris des sanctions sans précédent à l’encontre des États et gouvernements russes et bélarussiens, qui sont les seuls responsables de cette guerre. Ces sanctions impliquent notamment qu’aucun sport international ne peut être organisé en Russie et au Bélarus ; aucun drapeau, aucun hymne, ni aucun symbole national de quelque nature que ce soit de ces pays ne doivent être présents et aucun représentant gouvernemental ne peut être accrédité lors de manifestations sportives internationales.« 

Cette déclaration fait suite aux allégations de Volodymyr Zelensky. Le président Ukrainien accuse le CIO de soutenir la guerre en Ukraine en offrant (peut-être) la possibilité aux sportifs russes et biélorusses de participer aux prochains Jeux Olympiques sous bannière neutre. Le communiqué n’évoque d’ailleurs pas directement cette polémique.

Le CIO préfère rappeler les actions concrètes réalisés au bénéfice des sportifs ukrainiens. « Le Mouvement olympique est fermement résolu à maintenir son engagement envers les athlètes ukrainiens et à les aider sans réserve, car nous voulons tous voir une délégation ukrainienne forte aux Jeux Olympiques de Paris 2024 et aux Jeux Olympiques d’hiver de Milano Cortina 2026. »

Un fonds de solidarité pour les athlètes ukrainiens

 À cette fin, le CIO a triplé le montant de son fonds de solidarité pour l’Ukraine afin que les athlètes bénéficient de tout le soutien nécessaire pour surmonter les énormes défis auxquels ils sont confrontés pour faire de leur rêve olympique une réalité.

Quelque 3 000 athlètes ont déjà bénéficié de l’aide du fonds de solidarité du CIO par l’intermédiaire du Comité National Olympique d’Ukraine. Cette aide prend la forme non seulement d’un soutien financier, mais aussi d’un appui en termes de logistique. Les athlètes ukrainiens peuvent continuer à participer aux compétitions avec une aide destinée à leurs déplacements. En mettant aussi à leur disposition des installations d’entraînement et d’hébergement, ainsi que des équipements et des uniformes notamment.

« Les Jeux Olympiques ne peuvent empêcher les guerres et les conflits », explique encore le CIO. « Ils ne peuvent pas non plus résoudre tous les problèmes politiques et sociaux de notre monde. Cela relève du domaine de la politique. En revanche, les Jeux peuvent donner l’exemple d’un monde où chacun se plie aux mêmes règles et se respecte mutuellement. »

Ce passage répond peut-être aux allégations de Wolodymyr Zelensky, qui menace de boycotter les prochains Jeux Olympiques. En attendant de statuer sur la participation des athlètes russes et biélorusses aux Jeux, le Comité international olympique renouvelle son appel à la Paix.

A Liévin aussi

On notera aussi que ce 24 février, une initiative a été prise par le monde sportif nordiste. À cette occasion, trois camions de denrées et produits récoltés ou offerts par des entreprises (Auchan, Carrefour, Boulanger, Lesieur) sont partis de Liévin à destination de l’Ukraine. Une collecte avait en effet été lancée lors du meeting Hauts-de-France/Pas-de-Calais.

La visite de la Ministre des Sports à Liévin

La Ministre des Sports et des JO, Amélie Oudéa-Castera a ainsi rencontré les sportifs ukrainiens accueillis au CRAF de Liévin et au CREPS de Wattignies, dès le début du conflit.

A propos de JEAN-MARC DEVRED 1627 Articles
Journaliste professionnel depuis 1980, après des études de journalisme au CUEJ de Strasbourg. Carrière en presse écrite, en radio et surtout en télévision à France3 Nord-Pas-de-Calais.