VOILE: PIERRE LE ROY ET LOUIS MAYAUD, DEUX LILLOIS AU DEPART DE LA 2ème ETAPE DE LA MINI-TRANSAT

Pierre Le Roy
Pierre Le Roy àl'arrivée de la 1è étape aux Canaries (photo Mini Transat Eurochef/ Vincent Olivaud))

C’est reparti pour Pierre Le Roy et Louis Mayaud ! Ce vendredi 29 octobre à 16 heures (heure de Paris), les 87 concurrents toujours en lice prendront le départ de la deuxième étape de la 2ème étape de la Mini-Transat. Ils quitteront alors Santa Cruz de La Palma pour rallier Saint-François, en Guadeloupe, avec un total de 2 700 milles à parcourir. Côté météo, le scénario se confirme : les conditions vont les contraindre à descendre très sud pour aller chercher des alizés consistants. Elles vont aussi leur imposer des choix stratégiques importants d’entrée de jeu pour s’extraire de l’archipel Canarien. Dans ce contexte, quelques surprises ne sont pas à exclure mais tous les solitaires sont fin prêts pour le grand saut !

Pierre Le Roy aura connu un un automne pas banal. Le skipper lillois a d’abord effectué une demi traversée de l’Atlantique entre la Vendée et les Canaries. Puis il est rentré à Villeneuve d’Ascq reprendre deux semaines son travail à Météo France. Et là, il est revenu aux Canaries pour entamer la 2ème étape de la Mini Transat ! C’est le vécu d’un marin amateur.

Pierre Le Roy vise le podium en prototype

Mais un marin de talent car Pierre Le Roy a une 3ème place à défendre sur son prototype « TeamWork ». Et peut-être mieux encore puisque le Nordiste ne compte que 1h et 19 minutes de retard sur le leader, Tanguy Bouroullec, et … moins de 6 minutes sur le deuxième, Fabio Muzzolini. Autant dire que tout est à faire dans cette 2ème étape de la Mini Transat.

TeamWork lors de la parade (photo Vincent Olivaud/ Mini-Transat Eurochef)

« L’arrivée de la première étape aux Canaries a été festive. Je suis resté une semaine sur place afin d’accueillir les concurrents. Je suis ensuite rentré à Lille pour mon travail chez Météo France et pour passer du temps en famille. Pierre Le Roy raconte aussi: « je me suis reposé mentalement et cela m’a fait du bien de reprendre une vie normale suite à quelques mois principalement consacrés à ma préparation pour la Mini Transat. Je suis ensuite revenu en fin de semaine dernière à Santa Cruz afin de participer à la parade dimanche. Et surtout pour me remettre dans la course. « 

Une 2ème étape pleine de pièges

Le skipper de TeamWork en a profité pour bricoler sur son bateau. «  La deuxième étape risque d’être longue. Les alizés du Nord-Est ne sont pas très établis pour l’instant et, à priori, nous allons devoir descendre au Sud pour les toucher et avoir du portant constant. Par le Nord, il y a aura beaucoup de dépressions à essuyer et la tendance veut que l’on aille au Sud quitte à rallonger la route. Je me sens confiant après ma première étape. Les écarts entre les quatre premiers sont faibles. Tout est encore jouable. »

Louis Mayaud participe à sa première Mini-Transat (photo Vincent Olivaud/Mini-Transat Eurochef)

Un autre Lillois participe à la course: c’est Louis Mayaud. Ce diplômé de l’EDHEC est engagé lui dans les voiliers de série. Il a terminé 22ème sur « Youkounkoun« . « « Ça va non seulement être un peu plus long que prévu mais aussi et surtout un peu plus stratégique que ce qu’on pouvait imaginer. Ce ne sera clairement pas du tout droit avec quelques empannages ici et là. »

Louis Mayaud veut se classer en série

Dans un premier temps, il va notamment falloir réussir à se sortir au plus vite des Canaries et filer au sud pour avoir de l’air », explique Louis Mayaud qui ne cache pas éprouver un peu d’appréhension à la veille du départ de ce deuxième acte. « Je suis plus anxieux avant cette seconde étape qu’au départ de la première. Je pense que c’est lié au fait de partir au grand large, un peu dans l’inconnu. Il faut mentaliser la course sur 20 jours, ce qui n’est pas rien », confie le Lillois.

Louis Mayaud au départ de la 1ère étape (photo Vincent Olivaud/ Mini-Transat Eurochef)

On notera aussi la présence d’un 3ème marin des Hauts-de-France: le Picard Victor Eonnet. Cet Amiénois s’est classé 47ème dans les bateaux de série sur sur « Fondation Arthritis – Amiens Naturellement ».  » Pour ma part, j’y vais pour prendre un maximum de plaisir. Je me bats avec des bateaux pointus mais je n’ai pas un objectif de résultat incroyable donc je suis là avant tout pour m’amuser.

Les concurrents dans la catégorie des prototypes devraient mettre 15 jours pour rejoindre La Guadeloupe. Les voiliers de série quelques jours de plus. Tous espèrent terminer cette étape, et réaliser ainsi un vieux rêve.

Victor Eonnet (à la barre avec le chapeau) porte les couleurs d’Amiens (photo Vincent Olivaud/ Mini Transat Eurochef)

Le classement des prototypes

La Mini-Transat Eurochef en chiffres

– 23e édition
– Transatlantique en solitaire en Mini 6.50
– 90 skippers
– Départ 2ème étape : 29 octobre 2021 à 16h00 (heure française)
– Villes : Les Sables D’Olonne, Santa Cruz de La Palma (Canaries), Saint-François (Guadeloupe)
– 4 050 milles nautiques

A propos de JEAN-MARC DEVRED 917 Articles
Journaliste professionnel depuis 1980, après des études de journalisme au CUEJ de Strasbourg. Carrière en presse écrite, en radio et surtout en télévision à France3 Nord-Pas-de-Calais.

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